Pédagogie

1.  Cette politique doit commencer par une pédagogie auprès des Français. Il est essentiel d’avoir un grand débat national sur notre rapport aux étrangers et à l’accueil. Il est urgent d’expliquer ce qu’est la France, ce pays dont la langue emploie moins de mots gaulois que de mots celtes, latins ou arabes ; la France, dont le nom vient d’un envahisseur, et dont la culture s’est sans cesse enrichie de celle de ceux qui sont venus s’y installer et qui ont fait l’effort humble de parler et de vivre notre langue et notre culture en l’enrichissant. La France, qui envoie elle-même des millions de ses enfants vivre dans d’autres pays, où elle trouve naturel qu’ils soient bien accueillis.
Il faut aussi expliquer que les exilés ne viennent en France que parce qu’ils sont obligés de quitter leur pays, devenu un enfer. Il faut aussi faire valoir ce qui marche bien : les centres d’accueil et d’orientation, les projets d’intégration tels que HOPE – acronyme du programme hébergement, orientation, parcours vers l’emploi – . Et, enfin, il faut donner la parole à des réfugiés qui remercient la France et ne demandent qu’à lui rendre ses services.
Ce débat permettra de mieux expliquer la distinction entre le devoir d’asile, inscrit dans la Constitution et dans tous les traités que la France a ratifiés, et l’arrivée de migrants économiques. A ces conditions, les Français pourront admettre que leur pays ne pourra se contenter de ses seuls enfants pour financer ses retraites et remplir des tâches que les Français d’aujourd’hui ne veulent plus faire en nombre suffisant, qu’il s’agisse de chauffeurs routiers, de maçons, d’infirmières ou de médecins.

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